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L'Exemple de Jurassic Park

L'Illusion du Best-Seller

Rien n'est plus triste qu'un best-seller qui ne se vend pas.
Que mon livre soit dans toutes les librairies !

Que je sois invitée à la télévision !

À moi le canapé de Michel Drucker !

Je serai traduite dans 17 langues !
 
Je plaisante, mais quelque part, on a fait du best-seller un objectif en soi. Il existe des formations et des guides qui vous apprendront à écrire des best-sellers. Pas des livres, non, mais des livres qui se vendent. 

C’est un peu comme si vous alliez avec votre guitare que vous venez d’acheter, qui est toute belle mais pas encore bien accordée, non pas chez votre prof qui va vous apprendre quelques accords, mais chez un agent qui vous promet le Zénith en mai prochain, Bercy d’ici décembre.

Comme si, quelque part, on réduisait l’Art et sa valeur aux chiffres de ventes.

Je ne vais pas vous mentir, je suis heureuse lorsqu’un de mes livres marche mieux que les autres et trouve un public, ce serait hypocrite de dire l’inverse, mais je ne l’ai pas écrit dans ce but. Je l’ai écrit pour livrer un peu de moi, pour m’exprimer et pour donner corps et forme à des histoires, des personnages qui me tenaient à cœur.

Quand au best-sellerSavez-vous comment les grands groupes de l’édition fonctionnent pour les créer, ces best-sellers ? Eh bien ils publient dix romans : sur les dix, six rentrent dans leur frais, ni plus ni moins. Trois sont en perte. Et un décolle et tire les revenus vers le haut. Bien sûr les éditeurs doivent choisir des œuvres dans lesquelles ils croient, aussi bien d’un point de vue artistique que financier, mais au final, ils ne savent pas laquelle des dix fonctionnera : ils s’en remettent à la chance.

C’est le maître mot : chance.

Si vous publiez aujourd’hui Amélie Nothomb ou Bernard Werber, oui, ça sera un best-seller parce que les noms sont déjà connus du public. Idem si vous traduisez un roman à succès américain ou suédois.

En revanche, lorsque le nom n’est pas connu, c’est la chance qui choisit. Le livre n’a même pas besoin d’être bon, il suffit que ce soit celui que le public attende à ce moment précis et ça fonctionnera… Mais pour savoir ce que le public attend, il faut tester.

Après il est possible, quand on voit qu’une mode démarre, de se lancer dans son sillage et de très vite écrire des livres proches de ce qui commence à percer, pour espérer les sortir avant que la mode ne prenne fin… Est-ce vraiment une démarche intéressante d’un point de vue artistique ?

Ainsi mon conseil serait plutôt d’oublier la notion de best-seller, de ventes et d’argent. De toute façon, seuls de très rares auteurs gagnent assez pour en vivre et si ça peut arriver, ça n’est clairement pas une bonne idée de faire ce métier dans ce but. Il y a mille moyens bien moins inefficaces pour gagner de l’argent.

Je pense qu’il y a une autre démarche, qui fonctionne beaucoup mieux : écrire de bons livres et s’installer dans la durée. Je connais surtout la littérature de l’Imaginaire, mais lorsque je vois les auteurs qui aujourd’hui sont plébiscités, invités en salons, parfois en vivent… eh bien la plupart ne sont pas de jeunes auteurs, mais ils ont commencé il y a dix, quinze ou vingt ans et ont persisté malgré les difficultés, parce que l’Art était important pour eux.

Ils ont une approche saine et beaucoup de volonté… Mais à terme, ça fonctionne, et cette fois quasiment à coup sûr. Tout le monde peut écrire un roman, mais rares sont ceux qui écrivent un roman par an pendant dix ans.

Si vous désirez vraiment être écrivain, c’est je pense ce qu’il vous faut faire. Prendre le temps de développer votre Art, le proposer à des éditeurs ou le publier vous-même, vous améliorer, ne pas désespérer, et recommencer. Peut-être que vous percerez tout de suite, ça arrive je vous l’ai dit, mais en faire un but en soi est juste triste. Et si vous n’avez que peu de public au premier roman, il y a toutes les chances pour qu’au dixième, une communauté, même petite, vous suive.

L’écriture est un lieu où vous pouvez rester authentique et vous faire entendre. Autant que ce soit pour des œuvres auxquelles vous tenez et dont vous serez fière, malgré leurs petits défauts, que des machins sans âme là pour satisfaire une mode temporaire et qui ne sont pas davantage sûrs de marcher.

Dans notre accompagnement littéraire, vous l’aurez compris, on ne vous promet pas que vous en sortirez avec un gros succès économique. Nous ne sommes pas un moule à JK Rowling. En revanche, nous vous aiderons à terminer votre premier roman, à vous améliorer, à creuser en vous sur le sujet de l’écriture, le pourquoi, ce que vous pouvez transmettre, et comment écrire un roman qui vous ressemble.

Nous préférons de loin toucher la corde artistique que la corde commerciale.

Si cette démarche vous parle, n’hésitez pas à découvrir notre offre : https://accompagnement-litteraire-noirdabsinthe.com/p-L_Accompagnement
Rien n'est plus triste qu'un best-seller qui ne se vend pas.
Jérôme Lindon
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